Histoire du Fort de La Chaux... /  
   

- En 1883, le Conseil Municipal autorise l'administration des lignes télégraphiques à occuper le chemin rural qui conduit du chemin vicinal n°1 (route de Nommay) au milieu du terrain militaire du fort de la Chaux, pour l'enfouissement d'un câble souterrain. Ce câble est destiné à relier le fort aux places militaires de Belfort. (Il sera relevé par les Allemands en 1942 pour en récupérer une gaine de plomb et les fils de cuivre).

 
- Un fait divers bouleverse la population du village. Pour construire des aménagements à l'enceinte, l'armée fournit à l'entrepreneur la poudre nécessaire à dynamiter la roche (50 kg à la fois), et la poudre non utilisée est stockée dans un local, sept ouvriers italiens gâchent du mortier. Soudain une explosion détruit tout le local et la forge sans blesser les ouvriers qui se trouvent à l'extérieur ; mais le forgeron, un Italien de 34 ans, natif de la province de Milan, est tué sur le coup. Heureusement la réserve de poudre n'a pas explosé ; ce qui aurait pu être dramatique pour les autres ouvriers. Après enquête, il fut déterminé que le forgeron préparait, dans la forge, de la dynamite pour aller à la pêche.
 

- Des amorces de fuminate se trouvaient dans sa malle et, ce jour-là, le foyer de la forge n'était pas allumé. C'était une pratique répréhensible mais assez courante à cette époque-là (Rapport de la direction du Génie de Langres, 29 Septembre 1884). L'armement du fort compte 59 pièces à feux. Le magasin à poudre peut en contenir 110 tonnes et celui aux munitions confectionnées, 720 tonnes. Prévu pour un effectif de 710 militaires, il peut être porté à 1 016 en garnison de guerre . Une citerne de 280 m3 et deux puits alimentent en eau la garnison. Le plan de mobilisation du 05 novembre 1887 améliore et renforce le système de défense du fort par l'aménagement de trois emplacements de batteries dans l'enveloppe pour 2 canons de 120, 2 de 138 et 2 de 155. C'est le 9 ème bataillon d'artillerie à pied qui est affecté à cet ouvrage de défense

 
- Dès le début des travaux de construction et, ensuite avec le cantonnement des militaires, l'animation du village change radicalement. Les soldats descendent au village pour quelques emplettes et surtout pour se retrouver dans les cafés, et notamment à la " Cabane Bambou ", aménagée en débit de boissons par Mme Tahausser. Des contacts lient d'amitié quelques familles avec des soldats et leurs propres familles et c'est aussi des soldats qui courtisent des filles du village. Après leur mariage, quelques soldats s'installent au village et dans les communes voisines, et fondent famille.
 
   

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