La
construction du Fort de la Chaux...
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- Le fort de la Chaux est
placé sur une colline de 90
mètres de hauteur au-dessus du niveau
de la route de Belfort à Montbéliard.
Comme au mont Bart, on ne trouvait à la Chaux
aucun matériau de construction ; le sol offrait
également de grandes difficultés d'extraction
et, si l'emplacement disponible était vaste,
il fallait, par contre, alimenter les chantiers éloignés
les uns des autres et élever des remblais d'une
grande hauteur.
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- On
est arrivé à opérer ces différents
transports avec toute l'économie désirable
en employant sur une grande échelle les plans
inclinés. Les pierres à bâtir ainsi
que les autres matériaux de construction, à
l'exception de l'eau et du sable, arrivaient par le
canal du Rhône au Rhin à une distance d'environ
1500 mètres du pied de la montagne. De ce point,
ils étaient transportés par un tombereau
jusqu'à une gare du chantier de départ
et étaient repris par des wagonnets qui les conduisaient
en bas d'un plan incliné.
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- Ce dernier se composait
de deux parties séparées par un palier
nécessité par le passage d'un chemin
vicinal. La première de ces parties était
supportée par une charpente ou " estrade
" d'une longueur de 380 mètres, en pente
de 0,35 m
par mètre ; la seconde, établie directement
sur le flanc de la montagne, avait une longueur de
260 mètres
et une pente de 0,48
m par mètre.
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- L'établissement
de ce plan incliné sur une charpente de bois
présente de grands avantages sur un remblai en
terre. Les bois peuvent en effet servir ailleurs ou
être revendus sans grande perte. De plus les terrains
temporairement occupés peuvent être facilement
rendus à leur ancienne destination. On évite
ainsi des travaux considérables à l'issue
desquels on ne peut jamais compter d'une façon
absolue.
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- On
pourrait se demander pour quelles causes l'installation
mécanique n'avait pas été complétée
par l'établissement d'une voie ferrée
reliant le canal au plan incliné. C'est évidemment
ce que Messieurs Hollier et Moussard n'auraient pas
manqué de faire si la plaine à traverser,
au lieu d'être constamment inondée, se
fût présentée dans des conditions
normales et si l'existence d'un cours d'eau à
traverser ne fût pas aussi venue aggraver ces
difficultés naturelles.
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Suite...
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