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L'Agriculture... |
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- L'agriculture fut, pendant
longtemps, la principale activité du village.
A la fin du XIXème siècle, bien que
déjà inclus dans une région industrielle,
Grand-Charmont est toujours un village agricole, contrairement
à certaines communes voisines plus industrialisées.
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- A
cette époque, les cultivateurs et les salariés
agricoles représentent 28 % de la population
active. Au lendemain de la guerre 1939-1945, ils ne
sont plus que 6 % et, en 1954, 4% (producteurs pour
860 habitants en 1945).
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- A
la fin des années 50, un bouleversement du monde
rural apparait. Les terres franches, au Nord du village,
sont achetées ou expropriées. Les champs,
les vergers et les chemins bordés de haies disparaissent
; l'urbanisation prend le dessus. Les exploitations
s'arrêtent progressivement. La dernière
cesse son activité en 1991.
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- Il
est difficile de donner des indications sur les cultures
anciennes, car dans ce domaine les renseignements sont
rares. On peut supposer que l'on cultivait alors des
légumes : choux, carottes, plus tard haricots
; des céréales : blé, orge...;
du boige (mélange d'avoine, de vesce, de pois
et d'orge). On cultive aussi du chanvre, certainement
aux " Chenevières ", actuellement rue
Pasteur, et quelques planches de vigne au " Pérailles
" (sur le coteau, face au Vieux cimetière).
La dernière appartenant à la famille Tissot,
fut arrachée en 1954.
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- Au
début du XX ème siècle, l'économie
du village est en grande partie conditionnée
par la production des céréales, des légumes
et du lait, sans oublier les produits des arbres fruitiers
et des forêts.
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- Les cultures modernes sont plus faciles à
définir grâce à quelques statistiques.
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- En 1909, sur une superficie
totale de 453 hectares, les bois occupent 196 hectares
; les terres labourables, 196 hectares également,
les prés naturels 53 hectares et 4 hectares restent
incultes. Les cultures proprement dites se répartissent
en 48 hectares de froment, 6 hectares de méteil
(mélange de seigle et de froment), 2 hectares
de seigle, 2 hectares d'orge, 28 hectares de pommes
de terre et 2 hectares de cultures maraîchères.
A la culture céréalière et à
celle de la pomme de terre, commence à s'ajouter
la culture des betteraves fourragères qui nous
montre bien la transformation de la production vers
une économie d'élevage. Les 8 hectares
de betteraves et les 40 hectares d'avoine ajoutés
aux 53 hectares de prés, démontrent bien
cette nouvelle orientation.
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| - En 1980, il
n'y a plus que 58 hectares de terres labourables et 68
hectares de prés. Les cultures privilégient
les céréales (10 hectares de blé,
20 d'orge, 8 de maïs et 7 d'avoine) surtout pour
les besoins de l'élevage, lui aussi en régression. |
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- C'est en effet ce que l'on déduit des renseignements
dont nous disposons sur ce second aspect de l'agriculture
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| - en 1688, on
élève 36 chevaux, 44 boeufs, 45 vaches,
37 brebis, 11 chèvres et 19 porcs ; |
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| - en 1909, on
décompte 51 chevaux, 118 bovins, 8 caprins et 55
porcins ; |
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| - en 1980, enfin,
il ne reste plus que 53 bovins dont 29 vaches et 11 moutons. |
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| - Comme cité
plus haut, au début du XX ème siècle,
l'élevage du grand bétail prend une grande
part dans l'activité paysanne. Ce sont des vaches
de race montbéliarde que l'on trouve dans les étables.
Productrices et rustiques, elles sont le résultat
des transformations génétiques opérées
par les anabaptistes au XVIII ème siècle,
à partir d'une race suisse. |
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21 rue Pierre Curie -- 25200 GRAND-CHARMONT
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03-81-32-02-47
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